juil
Direction Mysore ! (Mysuru)
Écrit par Lio le 7 juillet 2008
Puisque nous avions visité tout ce que nous voulions à Bangalore, nous avons décidé de prendre un train dans l’après-midi pour Mysore, pour une durée de 3h. Au final, on s’habitue vite aux longs trajets, il suffit d’avoir un bouquin (voire 2…), un lecteur MP3, et c’est parti ! C’est aussi l’occasion de rencontrer et de discuter avec des gens, des expats, mais surtout des indiens, qui sont curieux de notre présence et sont heureux de nous accueillir dans leur pays.
On arrive à Mysore dans la soirée, juste le temps de trouver un hôtel et de manger dans un restaurant végétarien. En fait, les plats indiens sont excellents, et il y a beaucoup de variétés, c’est juste à la résidence internationale du campus où on mange mal (un restaurant universitaire version dégradée). On voit comment on peut organiser nos 2 jours dans cette ville et on décide d’aller dans un parc national à 2h de route : on pourra y faire de l’éléphant et des safaris ! Mais c’était sans compter la créativité des indiens. Un collègue de ma mère m’a dit avant de partir : “en Inde, il faut toujours prévoir un plan A, B, voire C […]”, mais à ce moment il aurait au moins fallu aller jusqu’à F ! Toute la ville était fermée pour la journée (excepté les bâtiments religieux), et les transports bloqués. Et oui ! Nous ne sommes pas les seuls à exceller dans ce domaine… Donc cela nous a valu 2h de galère dans la ville à chercher quelque chose à faire.
Donc tout ce que nous avions prévu tombait à l’eau, et il ne nous restait pas beaucoup d’options… On a quand même pu visiter un très beau temple sur une colline ( non sans se faire un peu arnaquer par un rickshaw au passage, normal) et redescendre à pied, ce qui nous a permis de nous occuper. Nous avons pu voir en chemin une vue sur Mysore et rencontré encore des enfants (décidément !), des jeunes, et des expats. Mais c’est l’après-midi qui restera le plus épique…
En sortant de l’hôtel vers 2h, on se fait accoster par un mec qui nous dit que c’est dangereux de se balader dans la ville pour nous et que de toute façon tout est fermé. En revanche, il nous propose de voir un festival d’encens pas loin. Ok ! pourquoi pas… On le suit, un peu méfiant quand même.
On se retrouve à visiter un fabrique de bidees, sorte de cigarettes. Il nous avoue au fur et à mesure que son truc c’est surtout l’export de marijuana, et qu’il a sa boutique pas loin ! On n’est pas intéressé, évidemment. Il nous conduit ensuite dans une arrière boutique, où un soit disant médecin veut nous prouver l’efficacité de ses huiles, dont certaines avec de la marijuana “pour tout va bien”. On a droit à un massage à l’huile mais c’en est trop, on sort et on s’arrange pour leur fausser compagnie, on rentre à l’hôtel. Trop bizarre, ça commençait à devenir dangereux…
On a compris, le sort est contre nous ce jour-là, et dans ce cas il ne faut pas lutter ! L’Inde est vraiment le pays où il ne faut pas avoir trop d’attentes, mais plutôt prendre les choses comme elle viennent… peu importe si ce n’est pas ce qu’on avait prévu (et c’est rarement le cas).
le palais de mysore de jour et de nuit
Le lendemain, on a pu visiter tous les sites touristiques dont le magnifique palais, encore plus beau de nuit. On a aussi vu le marché de Mysore, un des plus beaux du pays. Imaginez des fruits, des piments, des épices, des peintures, et des fleurs, tout ça réuni dans un même lieu, cela vous donne ce marché. Il y règne une très bonne ambiance et tout ça m’a donné faim, même si on l’a visité le matin.
Un dernier arrêt à un autre palais du sultan Tipu à 10km de la ville, et il est temps de rentrer, 8h de train nous attendent pour le retour sur Chennai.
les épices et peintures du marché
piments et autres trucs piquants !!
Mais j’ai failli oublier le plus important : je suis monté sur un ELEPHANT ! c’est assez impressionnant et plutôt drôle, même s’il ne pouvait pas bouger. Comme quoi le guide de survie d’Indiana Jones que j’ai eu en cadeau a servi !! Je promets de retourner à Mysore, pour aller vraiment faire un tour d’éléphant dans les parcs nationaux environnants.
Indiana Jones is back !
On se réserve une nuit à Bangalore, ce qui nous permet de boire un verre dans un des bars ultra branchés de la ville, avec musique Rock à fond (toujours mieux que la musique indienne
). Le problème d’un ville comme Bangalore (surnomée la Silicon Valley indienne), ce sont les énormes contrastes et inégalités sociales qui se créent de plus en plus. Et c’est normal, il y a une nouvelle classe de riches, qui a profité du développement des nouvelles technologies, et qui entraîne une inflation. Mais le reste de la population ne peut pas suivre cette hausse des prix et leurs conditions de vie diminuent. C’est comme ça qu’en sortant du bar, on se prend un choc en voyant une petite fille faire la manche : c’est le retour à la réalité.
On est rentré donc vers 15h le lendemain à la résidence, notre voyage est terminé et on est content de retrouver un peu de calme et d’air frais. On retiendra que pour refaire un tel voyage, il faut plus se renseigner avant, appeler, réserver, pour moins perdre de temps sur place. Allez, un peu de repos, ça ne fait pas de mal !





Plutot pas mal l’éléphant pour aller en cours le matin ca doit etre plus fun que le RER en tout cas
eheh !
C’est sûr que tu vois plus de paysage et en plus les gens te cèdent la priorité facilement je pense.
Bon pour la petite histoire, on s’est quand même fait arnaquer car en descendant de l’éléphant, le mec me dit :
“c’est Rs. 200 pour vous 2″ ! La blague. Donc je lui ai donné Rs. 50 (soit 0,7 €) pour nous deux, c’était amplement suffisant.
Faut vraiment tout négocier ici, même un tour en éléphant.